Make me smile !
Pourquoi les « bad boys » nous ont toujours fait rêver ? Moi, en tout cas, ils m'ont toujours fascinés. Typique, je sais, quelle fille ne fascinent-ils pas ? Des productions Disney qui, de génération en génération nous en mettent plein la figure, de ces mauvais garçons, gentils ou méchant d'ailleurs. Mes premiers BB ont été ceux là, sans compter mon père, je suis pas certaine que ça lui plairait que je le définisse de cette façon. Ni à ma mère d'ailleurs.
Aujourd'hui j'ai tracé mon petit chemin et mes BB ressemblent beaucoup plus à des BB que Robin des Bois. Il y a Jim Morrisson, grâce à qui je voue un culte à Wikipédia, parce que pour savoir qu'il était vraiment, (bien que Wikipédia ne me dira jamais qui est vraiment quelqu'un) j'ai dû passer quelques temps en sa compagnie (de Wikipédia, évidemment). Donc Jim Morrisson... Ayant été éduquée plutôt avec Jimi Hendrix, Carla Bley, Miles Davis ou encore Janis Joplin ; les Doors ça me parle, mais Jim Morisson, à part savoir que c'est un sex symbol, je connaissais pas (allez y lancez moi des tomates et des oeufs pourris). Mais Arte (ou France 5 ?) y a remédié, ouvrant alors des portes sur un univers autant troublant, qu'excitant et sans avenir. Et qui reste. Il fait partie de mon tableau de BB.
Leonardo Dicaprio a tenu aussi une bonne place avec Titanic (là, vous n'avez pas le droit de me huer) mais je ne crois pas l'avoir vu jouer autre chose qu'un bad boy. En tout genre, d'accord. Mais bad boy quand même. Il reste que Dicaprio est trop lisse. Rien qui râpe ou qui se brise. Un rêve d'adolescente.
Alors le grand gagnant de tous mes BB virtuels est Vincent Cassel. Sans aucun doute. Cassel Junior ça fait longtemps que je découpe ses photos dans les magazines, que je me pourlèche les babines quand je le vois apparaître à l'écran. Vincent Cassel est LE bad boy. Les cheveux emmélés poivre et sel, le nez tordu parce que 10 fois cassé, le corps d'un éphèbe, la bouche un peu de travers, les oreilles un poil décollées, les cernes comme un papi de 80 ans, un regard qui ne sait même pas où il va (mais il va quand même), une voix prêtée à Hugh Grant (ça parle tout seul). Bref, le Cassel, il a que 40 ans, mais il a vécu. Et toute sa vie d'acteur, ou pas, se dessine sur lui, sans qu'on ait envie de détourner le regard. Même, on s'y attarde. Et bientôt de Cassel à Mesrine, il n'y a qu'un tout petit pas. Parce que Mesrine, c'est pareil, qui c'est ? Allez encore une petite baffe dans la figure ! Pour moi et je pense pour beaucoup de gens qui n'ont pas connu Mesrine, l'ennemi public n°1 restera Cassel. Est ce Cassel qui va bien à Mesrine ? Ou l'inverse? Qu'importe ? Cassel a beau être plus dépouillé de tout ce qui peut faire son art de beauté que jamais, il n'en reste pas moins qu'il est sublime, sublimé et sublimant.
C'est ça un bad boy. Un mauvais garçon qui souffre, avec tout le poids de ses interrogations, de ses interdictions, de ses valeurs, qui marche droit. Qui ne vacille que pour sa création. Lui non, il garde en lui tout ce qui le rend plus fort et surtout ce qui le rend plus faible. Le bad boy est un roc que vous aurez l'impression de pouvoir percer d'un moment à l'autre. Or, le jour où cela arrivera, non seulement, il l'aura décidé, mais il n'existera plus. Le bad boy déchu sera-t-il alors quelqu'un d'insipide ? Je ne crois pas. Il paraît seulement moins mystérieux mais d'autant plus... là. Il ne partira pas. Ou vous laissera le meilleur de lui même.
Les anniversaires quand on est gamin, c'est facile. Si les parents on décidé de faire les choses bien, c'est à dire avec tout l'amour possible du monde, les anniversaires sont toujours quelque chose de très attendus. Pas seulement pour les cadeaux, les enfants ne sont pas que vénaux. C'est le jour, où on est simplement unique et attendu. On a la chance d'être immense juste parce que c'est nous. Pas besoin d'être réellement quelqu'un de bien. On a posé le pied sur terre ce jour-là, il y a des années, petites ou grandes, et notre seul mérite, c'est celui là. Mais il n'y a que ça qui compte.
Il y a des gens pour qui avoir un an de plus ne veut rien dire. Je ne peux pas dire pareil en ce qui me concerne. Mes anniversaires ont toujours été quelque chose de grandiose, parce qu'en plus d'avoir le mérite d'être née, on me faisait comprendre que je méritais bel et bien ce qu'on m'offrait. C'est sûrement le seul jour de l'année où je ne remettais pas en question ce que j'étais. A la réflexion, je n'ai eu que des anniversaires où les gens n'étaient là, autour de moi, uniquement que pour moi.
C'est ça, cette année qui a changé. Le monde n'a plus existé que pour moi. 22 ans ça paraît être chouette, juste parce que ça fait bien, ça ne dérange pas. Mais ça, ça ne compte plus, quand le monde ne se met pas en pause pour vous. Ce jour là, mon jour, le monde a décidé d'être particulièrement bruyant, désinvolte et carrément de se foutre de ma gueule, de tout mettre sans dessus dessous, sans que je puisse dire stop ou même qu'il n'avait pas le droit. Il m'a plongé dans ce monde d'adulte qui ne devrait être réservé qu'aux séries télé qui savent en retirer quelque chose de bien. Ce jour là, les gens avaient décidé qu'aimer voulait dire souffrir. C'est une conjugaison comme une autre de ce verbe.
Je ne sais pas où je veux arriver avec cet article. Juste que pour mon anniversaire, cette année, j'ai eu l'occasion de prendre un coup de vieux. Ce vieux qui ne fait pas forcément grandir dans le bon sens. Rien de grave, le monde continue de tourner comme il a envie. Mais j'aurai peut être préféré rester la gamine sur la photo qui souffle ses bougies. Et que malgré tout, elle dit merci à ceux qui savent rendre son anniversaire tellement magique. Ils se comptent sur les doigts de mes 2 mains. Pas plus.
C'est vous qui l'écrivez