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Vendredi 12 décembre 2008
Un petit article, en passant rapidement. Ecrit vite fait de Paris. Déménagement du frère de J. Deuxième déménagement en une semaine. Les escaliers en colimaçon, merci bien.

Hier soir, j'y vais, j'y vais pas. Finalement levée à 4h30 du matin, sortir à pas de loup de l'appartement, pour ne pas réveiller T. Je retrouve J. qui tourne la tête juste au moment où j'arrive vers lui. J'ai dégoté le seul endroit du train où il n'y avait personne. Dormir tête contre tête jusqu'à l'arrivée en gare. S'étonner d'être déjà arrivés. Paris est frais ce matin. Les bouches du métro sont pleines de gens qui partent au travail. Je le fais remarquer à J., qui malgré tout, persiste à rester en plein milieu des escalators. J. n'aime pas le métro.

Nous attendons J'. (frère de J.) au café Jaurès. C'est vintage, comme on dit. Récuparage du camion, déménagement de Pantin très efficace. J. se perfectionne dans les casse-têtes (comment ça s'écrit ???). Etre co-copilote dans Paris, effrayant. Monter et descendre encore (et encore) des escaliers vers République. Presque marrant. Presque. Seulement. Souffler, enfin. Boire un café avec des M&M's dans le soleil qui remplit l'appartement. Découvrir tout en haut de l'immeuble un endroit oublié, chargé d'un passé inconnu. Magazines datants des années 50, vieille lampe orange qui serait aujourd'hui dans le vent, papier peint de nos grands-parents, une petite trappe ouverte sur le toit... Nous redescendons de cet endroit, un peu à regret. Chacun imaginant ce qu'il a envie.

Le déménagement est bouclé depuis 14h. Je respire un peu de ce Paris que j'aime tant. Après-midi passée à regarder l'appartement se caser. Ecouter J. raconter ses éternelles bêtises. Bêtises de grand enfant. J. aime peut être un peu Paris. Aimerai-je toujours Paris loin de J. ?
Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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Jeudi 11 décembre 2008

Par où ça commence ? Mon bureau de ministre encadré par mon rocking-chair et ma bibliothèque ? La neige glacée alors que des feuilles vertes sont encore accrochées aux arbres ? Le nouvel appart de A. ? Ma semaine passée à Entrevues ? Mon week end d'enfants amoureux à Paris ? Les affiches "We want a revolution" qui montrent des lutins séxués et tous nus placardées sur le hauts murs de la faculté de Besançon ?

C'est tout ça et bien plus encore.

La vie n'est faite que de rebondissements, de fins et de débuts, de renouvellements, de traditions et de retrouvailles...


Avec mon bureau, qui n'est pas aussi beau que je le voudrais, j'ai enfin trouvé l'espace qu'il me fallait pour relier tout ce que j'aime. Mes livres, mes films, mes photos, mes écritures, mon cocoonage. C'est déjà un vrai bordel de vie....

Depuis quelques semaines, je rentre le soir, tard. J'emprunte à vélo à la rue. Je vois défiler les vitrines et le ciel qui se sont réunis pour être plein de Noël. Les rues sont vides. Ou plein d'étudiants qui ne savent plus même plus que la rue est toute droite. Une nuit. La neige glacée. Fesses et gants mouillés. J'ai levé la tête. Comme les enfants. J'ai ouvert la bouche. Et j'ai mangé la neige.

Son appart est juste au dessus du Doubs. Déja chargé de beaucoup d'histoire. Histoires de nous et des siens. A elle. Des grandes vitres pleines de soleil, de neige. C'est comme ça part ici. Elle a bataillé pour que tout prenne sa place. Elle a réussi à faire rentrer le plus important. Sûrement. Elle a besoin des gens. Elle a besoin d'elles. Elle a besoin de soi. Je la regardais, se mettre enfin en face de son piano et vérifier qu'il avait bien pris sa place. Je l'écoutais jouer ses notes qui partaient tellement d'elle. J'avais toujours aimé la regarder jouer de dos. Désarticulée. Avec son piano.

Je suis partie plusieurs fois ces derniers temps. Je suis partie pas très loin. J'ai fait des kilomètres de pensées avec ma voiture. Pas de musique. Du cinéma. Faire rentrer les gens dans les salles et sourire. Facile. Rencontrer plein de personnes qui n'ont vu que ma présence et mon côté petite fille. Parler, parler et parler. Se dire qu'on est bien ici. Qu'on aurait bien aimé y être un peu plus. C'était le Festival Entrevues à Belfort.

On est partis tous les deux. Pas vraiment réunis. C'était dur de se retrouver, avec que nous deux. Rien d'autre. C'était dur dans le métro de se tenir à côté sans sentir que l'autre nous tient vraiment. Mais le temps fait les choses. Evidemment. Marcher dans Paris sans savoir où on va. Se payer des folies parisiennes juste pour découvrir. S'assoupir dans Notre-Dame. Rencontrer un doux passé de l'autre. Créer à deux. Etre enfants dans un parc magique et se tenir la main. Essayer de retrouver les goûts de notre enfance. Qu'on ne retrouvera pas. Etre enfant devant peu de chose. Mais peu de chose c'est déjà bien. Parce qu'à la fin, on est fatigué d'avoir vécu autant de choses ensembles. Fatigués. Mais apaisés. Et réunis.

Et il y a ces affiches qui me tordent l'esprit. Cette mère avec son enfant qui n'arrivait pas à expliquer le sens de ses affiches. Comme si ça n'était vraiment pas à sa place. Je ne sais pas quel est le rôle de ses affiches...

Hier j'ai perpétué les traditions. Petits gâteaux de Noël. Que je n'ai pas ratés. J'ai vu que T. avait picoré la pâte des coeurs à l'orange. Traces de doigts !!
Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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Mercredi 3 décembre 2008



Depuis quelques temps, écrire devient difficile pour multiples raisons, valables ou pas.


Mais Décembre est là et ça veut toujours dire que la vie est peu plus facile, rien que pour les yeux en tout cas...

Pour ne pas déroger à la règle dans cette famille, Noël est merveilleux, contes, légendes, imagination et un bout de réalité réunis. Et font bon ménage. Dansent la polka des enfants heureux avec juste des bouts de papiers, de tissus, une bonne odeur de gateaux (et l'eau à la bouche), des parents préssés, des énigmes écrites en lettres majuscules, des matins bien éveillés, des mystères et beaucoup de nous ensembles.

Les enfants grandissent et la  magie paraît moins réelle.

Les enfants grandissent. Mais sont toujours des enfants. Et si les lutins des parents ne sont plus là, les lutins des enfants, eux pointent leur nez.

Mes lutins déposent chaque jour une carte chez A. (qui avait déjà eu des lutins il y a quelques années). Une belle carte avec des mots d'amitié...
Et oui, ce sont un peu mes lutins qui ont offert un calendrier à Pauline.

La magie continue pour ceux qui veulent y croire.
Par Boumille - Publié dans : Enfantille
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Samedi 8 novembre 2008
 

Pourquoi les « bad boys » nous ont toujours fait rêver ? Moi, en tout cas, ils m'ont toujours fascinés. Typique, je sais, quelle fille ne fascinent-ils pas ? Des productions Disney qui, de génération en génération nous en mettent plein la figure, de ces mauvais garçons, gentils ou méchant d'ailleurs. Mes premiers BB ont été ceux là, sans compter mon père, je suis pas certaine que ça lui plairait que je le définisse de cette façon. Ni à ma mère d'ailleurs.


Aujourd'hui j'ai tracé mon petit chemin et mes BB ressemblent beaucoup plus à des BB que Robin des Bois. Il y a Jim Morrisson, grâce à qui je voue un culte à Wikipédia, parce que pour savoir qu'il était vraiment, (bien que Wikipédia ne me dira jamais qui est vraiment quelqu'un) j'ai dû passer quelques temps en sa compagnie (de Wikipédia, évidemment). Donc Jim Morrisson... Ayant été éduquée plutôt avec Jimi Hendrix, Carla Bley, Miles Davis ou encore Janis Joplin ; les Doors ça me parle, mais Jim Morisson, à part savoir que c'est un sex symbol, je connaissais pas (allez y lancez moi des tomates et des oeufs pourris). Mais Arte (ou France 5 ?) y a remédié, ouvrant alors des portes sur un univers autant troublant, qu'excitant et sans avenir. Et qui reste. Il fait partie de mon tableau de BB.


Leonardo Dicaprio a tenu aussi une bonne place avec Titanic (là, vous n'avez pas le droit de me huer) mais je ne crois pas l'avoir vu jouer autre chose qu'un bad boy. En tout genre, d'accord. Mais bad boy quand même. Il reste que Dicaprio est trop lisse. Rien qui râpe ou qui se brise. Un rêve d'adolescente.


Alors le grand gagnant de tous mes BB virtuels est Vincent Cassel. Sans aucun doute. Cassel Junior ça fait longtemps que je découpe ses photos dans les magazines, que je me pourlèche les babines quand je le vois apparaître à l'écran. Vincent Cassel est LE bad boy. Les cheveux emmélés poivre et sel, le nez tordu parce que 10 fois cassé, le corps d'un éphèbe, la bouche un peu de travers, les oreilles un poil décollées, les cernes comme un papi de 80 ans, un regard qui ne sait même pas où il va (mais il va quand même), une voix prêtée à Hugh Grant (ça parle tout seul). Bref, le Cassel, il a que 40 ans, mais il a vécu. Et toute sa vie d'acteur, ou pas, se dessine sur lui, sans qu'on ait envie de détourner le regard. Même, on s'y attarde. Et bientôt de Cassel à Mesrine, il n'y a qu'un tout petit pas. Parce que Mesrine, c'est pareil, qui c'est ? Allez encore une petite baffe dans la figure ! Pour moi et je pense pour beaucoup de gens qui n'ont pas connu Mesrine, l'ennemi public n°1 restera Cassel. Est ce Cassel qui va bien à Mesrine ? Ou l'inverse? Qu'importe ? Cassel a beau être plus dépouillé de tout ce qui peut faire son art de beauté que jamais, il n'en reste pas moins qu'il est sublime, sublimé et sublimant.


C'est ça un bad boy. Un mauvais garçon qui souffre, avec tout le poids de ses interrogations, de ses interdictions, de ses valeurs, qui marche droit. Qui ne vacille que pour sa création. Lui non, il garde en lui tout ce qui le rend plus fort et surtout ce qui le rend plus faible. Le bad boy est un roc que vous aurez l'impression de pouvoir percer d'un moment à l'autre. Or, le jour où cela arrivera, non seulement, il l'aura décidé, mais il n'existera plus. Le bad boy déchu sera-t-il alors quelqu'un d'insipide ? Je ne crois pas. Il paraît seulement moins mystérieux mais d'autant plus... là. Il ne partira pas. Ou vous laissera le meilleur de lui même.

Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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Mardi 4 novembre 2008


Les anniversaires quand on est gamin, c'est facile. Si les parents on décidé de faire les choses bien, c'est à dire avec tout l'amour possible du monde, les anniversaires sont toujours quelque chose de très attendus. Pas seulement pour les cadeaux, les enfants ne sont pas que vénaux. C'est le jour, où on est simplement unique et attendu. On a la chance d'être immense juste parce que c'est nous. Pas besoin d'être réellement quelqu'un de bien. On a posé le pied sur terre ce jour-là, il y a des années, petites ou grandes, et notre seul mérite, c'est celui là. Mais il n'y a que ça qui compte.


Il y a des gens pour qui avoir un an de plus ne veut rien dire. Je ne peux pas dire pareil en ce qui me concerne. Mes anniversaires ont toujours été quelque chose de grandiose, parce qu'en plus d'avoir le mérite d'être née, on me faisait comprendre que je méritais bel et bien ce qu'on m'offrait. C'est sûrement le seul jour de l'année où je ne remettais pas en question ce que j'étais. A la réflexion, je n'ai eu que des anniversaires où les gens n'étaient là, autour de moi, uniquement que pour moi.


C'est ça, cette année qui a changé. Le monde n'a plus existé que pour moi. 22 ans ça paraît être chouette, juste parce que ça fait bien, ça ne dérange pas. Mais ça, ça ne compte plus, quand le monde ne se met pas en pause pour vous. Ce jour là, mon jour, le monde a décidé d'être particulièrement bruyant, désinvolte et carrément de se foutre de ma gueule, de tout mettre sans dessus dessous, sans que je puisse dire stop ou même qu'il n'avait pas le droit. Il m'a plongé dans ce monde d'adulte qui ne devrait être réservé qu'aux séries télé qui savent en retirer quelque chose de bien. Ce jour là, les gens avaient décidé qu'aimer voulait dire souffrir. C'est une conjugaison comme une autre de ce verbe.


Je ne sais pas où je veux arriver avec cet article. Juste que pour mon anniversaire, cette année, j'ai eu l'occasion de prendre un coup de vieux. Ce vieux qui ne fait pas forcément grandir dans le bon sens. Rien de grave, le monde continue de tourner comme il a envie. Mais j'aurai peut être préféré rester la gamine sur la photo qui souffle ses bougies. Et que malgré tout, elle dit merci à ceux qui savent rendre son anniversaire tellement magique. Ils se comptent sur les doigts de mes 2 mains. Pas plus.



Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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