Mercredi 24 septembre 2008
J'ai mille et un articles en tête en ce moment, et je n'arrive pas à me décider....
Finalement, aujourd'hui, je parlerai de ça.
Je ne crois pas savoir parler d'amour, pourtant, je crois que j'y gagnerai. Alors je m'y essaie.
L'amour, faute de savoir en parler, je sais ce que c'est. Comme le bonheur, cela fait partie de mon éducation. Que ce soit mon inconscient de bébé ou de ce
que mes parents me racontent, j'ai sais que j'ai été une personne adorée dès mes premières minutes de vie. Peut être même avant, qui sait. Ni Papa Ti'Nouilles, ni Maman Violette ne s'en
rendent compte. Pourtant si je sais aimer et être aimée, c'est grâce à eux.
Ce n'est pas une chose facile, d'aimer. La légende dit qu'il faut s'aimer avant d'aimer. Je crois que la légende dit vrai.
Bébé, puis petite fille, l'amour ne m'a jamais posé de problème. Mes parents m'avaient donné un coup de baguette magique. J'avais peur du monde, mais j'avais
trouvé un bouclier formidable, le rire. C'est comme ça que je me faisais aimer. C'était inné. ça l'est toujours. Seulement entre petite fille et le monde
d'adulte, il y a un grand pas. Celui de se construire soi même. S'aimer pour ce qu'on a envie de faire, ce qu'on devient, pour nos choix. Rencontrer des gens
qui ne sont pas censés nous aimer, juste par on existe.
J'ai longtemps aimé pour me faire aimer. Pour recevoir, être protégée. Donner tout de soi-même. Jusqu'à ce qu'il ne reste
plus grand chose, à part un misérable petit être brisé. Tout le monde a connu ça. Personne n' a le manuel du verbe aimer à tous les temps.
Et puis arrive un temps où on rencontre la bonne personne, on côtoie les gens qu'on a envie de côtoyer, on fait ses propres choix sans se casser la figure, on regarde autour de soi et on trouve
qu'on fait bien dans le décor. On aime manger sans compter et aller courir le soir en dansant sur le bord du fleuve. On
aime se réveiller le matin avec des sourires et du bleu plein les yeux. On se sent forte quand on marche vers lui et qu'il nous sourit. On aime passer
du temps avec ses parents. On aime écouter sa grand mère raconter des histoires du passé, et la faire rire. On aime se
rapprocher de sa petite soeur. On aime écrire, n'importe quand, sur n'importe quoi. On aime lire quand l'envie nous
prend.
"On" sait qui il est. Qui elle est. C'est pour ça qu'elle s'aime. Et qu'on l'aime.
En fait, aimer, c'est d'abord assembler toutes les parties de soi-même, s'accepter et patienter. Parce que ça prend du temps. Mais ça vaut le
coup.
Par Boumille
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Publié dans : J'invente ma vie
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Mercredi 17 septembre 2008
Cet
article était prévu pour hier, mais mon ordinateur a fait son ronchon et moi j'ai suivi...
Ils sont arrivés Papa Ti'nouilles et Maman Violette, ce matin, le sourire jusqu'à la racine des cheveux. L'appartement ronflait encore. Ils ont réveillé les
rêveurs avec des odeurs de pain au chocolat, de café et de thé. On s'est retrouvés comme des enfants à raconter des bêtises dans la cuisine trop petite
et avec les chaises bancales.
Aujourd'hui, et c'est normal, on n'est même pas en automne, pas de sapin, pas de Père Noël. Le facteur était passé, Maman avait fait le second facteur. Enfin,
pouvoir se réveiller avec du soleil qui se glisse sous les paupières, et le chant des rossignols ou le rouli des vagues. J'abandonne Lemon Tree.
Au matin, un mur blanc, un mur qui boude. Au soir, grâce à tout son amour et toute sa force de papa lunaire, un mur
rassuré, un mur de bibliothèque. Poser chaque livre comme si c'était un trophée. Elle ne demande qu'à être remplie.... En tout cas, ce soir, je dors dans ma
bibliothèque, c'est sûr ! (j'en fais des bonds dans ma tête, tiens)
Ballade dans les rues lumineuses de Besançon. S'habiller ? Non. Remplir une bibliothèque, pourquoi pas ? Régresser, se
sourire, s'unir, choisir (ou juste dire "moi ça me plaît), soutenir. Oui, encore et encore.
Le soir venu, avoir envie de chaleur. Alors, se faire une soupe aux tomates. Maison. Réchauffer les pancakes aux courgettes de Maman. Faire fondre du Comté dessus. Savourer une part de tarte à la poire et aux amandes.
La gourmande est toujours là, on dirait.
C'est pas tous les jours Noël, c'est sûr. Mais se faire la vie comme un enfant qui a les yeux émerveillés devant le sapin, ça on peut. Il n'y a qu'à
s'offrir à la vie. Soi-même. Sans retenue.
Par Boumille
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Publié dans : Enfantille
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Goûter chocolaté, chantillé, poudré,
coeuré...
Je suis une grande liseuse (lectrice oui je sais) et les blogs me donnent de la lecture presqu'à l'indigestion. Mais une petite chose me chiffonne depuis
quelques temps. Je remarque que la plupart des blogueuses sont parisiennes. Bon alors moi aussi j'ai été parisienne.
Jusqu'à.... mes 8 ans. Pas de quoi devenir Paris addict pourrait-on dire.
Pourtant j'en ai eu du blues de Paris. Longtemps.
Jusqu'à ce que je tombe sur Besançon. Et là, en ce moment, je me dis, ce serait bien de faire découvrir Besançon
aux parisiennes.
Besançon, c'est le bon compromis quand t'as connu Paris, puis la campagne. Que tu as le souvenir exitant d'une
ville qui vit. Mais que tu supportes plus tout ce monde.
C'est le parfait accouplement de la ville et de la nature.
Je pourrais en écrire très long sur Besançon. Mais je commence aujourd'hui par mon restaurant préfére. Bêtises et
Volup'thé. Je ne sais pas vous, mais rien que le nom donne envie de se lécher les babines. C'est végétarien (mais ce n'est pas pour ça que j'y vais), c'est cotoneux, c'est plein d'amour et
d'étoiles, c'est créatif, c'est pas dévalisant (le compte en banque). C'est souvent pour se retrouver avec quelqu'un qu'on aime. On se raconte des secrets. De
filles. On rigole comme si on avait 10 ans. C'est plein de chocolat et plein de couleurs. La patronne, elle est pétillante et je ne sais pas plus comment elle s'appelle, un truc comme Mirabelle.
Mais ça doit pas être ça. La vaisselle est unique, chinée peut être.
C'est le restaurant qui va bien aux gourmands avec une faim de petit moineau. Mais si vous avez une faim d'ogre
allez-y aussi.
Moi mon truc préferé, c'est le chocolat chaud avec de la meringue
dedans.
Par Boumille
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Publié dans : J'invente ma vie
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Dimanche 14 septembre 2008
Photo hors contexte, mais imageant bien mon sentiment de la journée. Deux amoureux dans un jardin du palais de
Monaco
Parfois je me demande comment ils faisaient les gens quand ils pouvaient pas écrire. Pensaient-ils moins ? Sommes
nous plus évolués parce qu'on a plus de moyens d'expression ?
Il y a des journées, comme ça, où tout semble être touché par la grâce. Pourtant il faisait pas beau. Parfois ce n'est pas rédhibitoire. Pourtant je n'aime pas
vraiment les dimanches. Parfois, ça existe, les exceptions.
J'ai appris à faire des samossas aujourd'hui, grâce à ma mère. Y a beaucoup de choses grâce à ma mère.
En fait ça a commencé beaucoup plus tôt. Je me suis réveillé aux cotés d'un bonheur qui n'a pas besoin d'être nommé, à part pour l'appeler Bonheur. S'il avait le don d'être de bonne humeur et de m'envoyer un sourire, ma journée pouvait
être pleine de félicité. Il a continué en faisant le clown, mettant un short à moi. ça a fait rire ma mère.
Les chats étaient là, en bas de l'escalier se mélangeant de chaleur.
La cuisine sentait les pancakes. De ma mère.
Après les samossas.
Mon père m'a fait choisir les planches pour ma bibliothèque, celle dont je rêve depuis que ma mère m'a transmis qu'un mur plein de livres, y a rien de plus constructif.
Je suis partie, j'ai pris le train. Une fille encore petite fille m'a dit bonjour en souriant alors que je l'a connais même pas. Le train neuf
multicolore que j'aime bien. Plus il avançait, plus les nuages s'échappaient. C'est le soleil qui a gagné. Il y avait une
petite fille avec des couettes brunes et des yeux très bleus. Je sais pas comme elle s'appelait. J'aimerai bien qu'elle s'appelle Cerise. Le train est
arrivé.
J'ai marché dans la ville, passé sur le pont, franchi les passages cloutés, fait du bruit avec ma valise sur les pavés. Une vieille belle dame m'a sourit. Je
suis arrivée chez moi, il y avait plein d'enfants dans les escaliers.
J'ai vite marché pour aller voir les Mots Doubs, vite bientôt ils s'envoleront. J'avais le trac au ventre d'aller
rencontrer tellement de livres. Je suis passée et repassée devant tous les stands, j'ai vu Richard Borhinger, il est pareil qu'en faux. Je me suis décidée pour
Marcus Malte. J'en prenais un. Je lisais la quatrième de couverture. Aller je le prends. Deuxième : idem. Troisième : euh, non, j'exagère là. A ce rythme là, je
me suis vu acheter tout son étalage. Les heureux vainqueurs sont : L'échelle de Glascow et Poser ma besace à Besac (au
début j'ai cru que c'était une pub). J'ai eu le bonus d'avoir les livres dédicacés par Mr Malte et des explications d'écritures. Chouette.
Belle journée. J'avais envie de tout écrire. Et rien pour le faire, pas de papier ou pas de
crayon, à part ma tête. Et la tête, c'est un peu parfois comme les photos, ça transcrit mal les émotions...
Vraiment, je me demande comment ils faisaient, avant, les gens....
Par Boumille
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Publié dans : J'invente ma vie
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C'est vous qui l'écrivez