Ecrire parce que je suis...

Ecrire... Miam !

Make me smile !

Mercredi 10 septembre 2008


Il faut bien le dire, j'ai un côté un peu fille... Et comme dans ma ville, il y a beaucoup de magasins que j'aime bien, hier je suis allée me promener en sachant pertinament ce que je voulais.

Premièrement, Natures et Découvertes : Je veux et ça fait longtemps, mais là vu que l'appart à une odeur bizarre et que mes problèmes respiratoires ne font qu'empirer, donc je veux un diffuseur d'huiles essentielles, synergies purifiante et respiratoire.
C'est fait. Bon, une petite bougie s'est trouvée en travers de mon chemin "Goûter d'automne". Et oui, moi je suis pas comme beaucoup de gens, je préfère passer de l'été à l'automne, plutôt que l'été à l'hiver. Je dois être bizarre. (mais c'est vrai que la rentrée = hiver). Bref mon appart a maintenant une odeur de Petit Lu. Miam.

En deuxièmement, je voudrais des LIVRES. Un lirve comme dirait J. Non ça c'est moi qui le dit et lui qui le répète. Et je re-répète après. On s'en sort plus quoi. Alors donc direction Campo-Novo. La libraire, que même si tu sais ce que tu veux, c'est un labyrinthe. J'ai déniché un Fred Vargas, L'homme aux cercles bleus. Je n'aurai de répis que quand j'aurai épuisée sa collection. Et Les Yeux jaunes des Crocodiles, de Katherine Pancol. Parce que j'entends trop de bien d'elle en ce moment. Et parce que j'ai failli l'acheter sur l'île de Groix.

En dernièrement, je voudrais me chouchouter. Direction l'Occitane en Provence. La boutique de beauté que j'aime en ce moment. J'aimerai un gel douche. C'est difficile à choisir, y a que des gourmandises. De l'orange, du raisin... Non ce sera de l'amande douce.

En fait, cet après-midi, j'ai fait ma gourmande...
Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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Mardi 9 septembre 2008



Je n'irai pas jusqu'à dire que mon père est un héros, pour la simple et bonne raison que cette expression me rappelle trop le film avec Gérard Depardieu et Marie Gillain (film que j'adore du reste), mais bon du coup c'est pas trop l'image que je me fais du héros. Et de mon père. Parce qu'en fait c'est un héros.

On était là tous les deux à regarder deux des frangins se battrent comme des pouilleux. Ma mère, elle prenait des photos. Elle prend des photos de tout. Tout le temps. Bon, c'est pas de sa faute, c'est vrai que tout dans la vie serait à immortaliser. Alors là je dis à mon père : " eh ben , t'es bien baré, avec tout ça". Et lui qui me répond : "heureusement que t'es là pour remonter le niveau". Petite galéjade tout à fait.... Bref petite galéjade.

Non mais c'est lui, le héros qui supporte tout ces fous sans péter les plombs. Alors, il faut bien le pardonner. Et ce dire que parfois, mon père, c'est normal, s'il est un peu brindzingue.

Parce que c'est comme même un catalogue de luneries, mon père. Des fois, il s'aperçoit pas que je suis dans la pièce avec lui avant 5 minutes au moins. Une fois, il a fait déteindre mon collant rose de danse en vert chewing-gum de Hollywood. La classe. Souvent, il faut lui répéter dix fois le programme de la journée. Régulièrement, il met deux heures pour petit déjeuner avec sa gamazine de musique. Une fois (c'était quand on était encore parisiens), il m'a emmenée à l'école dans la Choupette (une Coccinelle) et dès que j'ai eu le pied posé par terre, vroum il est parti. Sauf que mon pied (l'autre) il était encore dans la ceinture. Ouai. Je vous fais pas de dessin, je me suis éclatée la lèvre contre le trottoir. Bisous bisous. Pendant les vacances, il perdait toujours son tabac. Alors il en rachetait. Evidemment après il rachetait des paquets. Après il les a retrouvés, alors il en avait plein. Trop.

Je lui en veux pas à mon père. Je pourrai pas d'ailleurs. Ben oui. Je suis comme lui.

Pourquoi tu crois que j'ai oublié le téléphone de mon amoureux dans son linge et qu'après je l'ai mis dans la machine à laver ? Que j'ai perdu mon portefeuille dans le train quand j'avais 15 ans ? (D'ailleurs j'ai perdu mes lunettes dans le train quand j'avais 21 ans, ah zut j'ai 21 ans, oups...) Que je perds toujours mes clefs ? Que je me casse toujours la figure  (en propre, pas en figuré). Et tu te rappelles, Papa, ce jour où on a loupé le train ? (c'était pas parce qu'on était allés s'acheter un gamazine ? Faut pas le dire à Maman). Et aussi que je vois jamais, moi, quand y a un billet de 20€ qui traine par terre (toi non plus je suis sûre hein ?).

On est pareil, on préfère avoir le nez dans le ciel pour pas voir que les trottoirs, des fois c'est pas joli, joli....
Ouai, Papa, t'es mon héros, mon lunaire, celui qui me fait les Ti'nouilles mieux que personne...

Merci Maman, de m'avoir donné un papa comme ça.


Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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Mercredi 3 septembre 2008
Ci-dessus : un sac à pois. Ou un sac à main. Ou mon sac de fille. Au choix.

Mardi 2 Septembre (j'ai failli écrire 2 Août, oups le lapsus ! ). Bon en gros, comme mon cerveau, j'ai tout fait en décalé.

Je m'explique. Quand les autres, ils sont partis en vacances, moi je suis repartie dans un nouveau travail.
Quand les autres, ils se mordaient déjà les doigts en pensant à la rentrée, moi j'étais enfin en vacances.
Bref, donc ce mardi 2 Septembre, pendant que - presque - tout le monde prenait son cartable et ses nouveaux stylos, moi je faisais mes valises. Enfin mes sacs. Pas mes sacs de vacances. Mes sacs de je vais rentrer chez moi. Enfin.

Oui, parce que. Je re-explique. Pendant ces deux mois, j'ai vadrouillé de plusieurs "Chez...". Mais pas chez moi. Alors là, le mardi 2 Septembre, je faisais mes sacs pour ma rentrée. Chez moi.

ça m'a pris plus de temps que je ne le pensais. Parce qu'en plus, j'ai fait ça bien.

Evidemment quand il a été temps de mettre tout ça dans la voiture qui m'emmenait dans MA ville, je me suis faite ficher de moi. On avait du mal à les compter sur les doigts d'une main, mes sacs. N'empêche. Je leur ai renvoyé à l'expéditeur, leurs moqueries.

Je leur ai dit : "Mais attendez les gars, c'est normal, regardez, c'est organisé, il y a  :
- Un sac d'habillements propres
- Un sac d'habillements sales
- Un sac d'habillement de sport
- Un sac de chaussures
- Un sac de livres, cd, dvd : le sac culturel
- Un sac de fils éléctriques et élémachin
- Un sac de papiers importants
- Un sac de produits de beauté et pharmaceutiques (une toute petite valisette)
- Mon sac à main

Et voilà, c'est tout ! Pas de quoi en faire une montagne, de mes sacs, y en a même pas 10 (Bon ma mère, si elle m'avait vu, elle m'aurait dit : "j'espère que tu vas pas prendre le train avec tous tes sacs")
Bon en tout cas, je leur coupé leurs boutades, ils avaient plus rien à se mettre sous la dent. ça m'a fait des vacances, tiens.

Maintenant, je suis arrivée dans MA ville, dans mon appartement, je suis rentrée, comme les autres !

(Mes sacs, y en a qui sont toujours pas défaits, je les laisse encore un peu en vacances. Ou peut être que c'est moi)

Au fait MA ville, c'est Besançon. Un jour, je ferai un article dessus. Parce que Besançon, c'est euh... MA ville.



Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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Lundi 1 septembre 2008
Ce ne sont pas des photos montages. Preuve en est : les livres volent !

Deux fois ne sont pas coutumes, je vais donner de la vie à ce qui ne devrait pas en avoir... Je vole d'ailleurs ce tour de magie à mon magicien préféré (ce que je fais régulièrement). C'est J. mon magicien préféré.


Je ne sais d'ailleurs pas comment je n'ai pas  dévouvert ce tour moi même.

C'était un jour où il avait balancé à travers la pièce un livre. Sans colère, ni accès de rage, comportement que je ne verrai sans doute jamais chez lui. Bref. Ce livre a volé et s'est écrasé, malgré ses ailes ouvertes. Pas vraiment comme un chat qui retombe sur ses pattes. Quelques pages pliées, la couverture renfoncée à l'intérieur. Moi, comme si on m'avait ouvert le coeur. "Eh mais t'es malade, on balance pas comme ça des livres, ça a de la valeur". Lui, ouvrant des yeux ronds comme des billes et m'affichant son sourire habituel de "je vais bien t'avoir" : "Ben quoi, faut bien que ça vive un livre".

....


!!!!!!


Ah oui, il était bien là, le sourire. Ah oui, il m'a bien eue. Perplexe que je suis. Avec cette phrase que je médite, que je rogne de bout en bout.

Un livre, ça vit ?

Mettons les choses au clair. Je ne suis pas perplexe de la vérité affichée. Toc, prends ça dans le figure et digère le comme tu peux. Non. Pas ça.

Perplexe de ne pas l'avoir vu avant. Et même pire, maintenant. Frustrée, humiliée...
Evidemment que ça vit un livre. En tout cas, les miens oui. Leur vie commence quand je les achète, quand je les découvre, quand on me les offres (enfin bien avant, mais là, comme les chats, ils ont 7 vies).  Ils découvrent le monde quand je les trimballent partout avec moi : dans mon sac à main, le bord de mon lit, dans mon bain, aux toilettes, sur la plage, dans le bus, dans le train, un coin de ma voiture, sur la table du petit déj', sur mon bureau... Ils acquièrent une identité quand je marque sur la première page : "Offert par..., la date.....". Je dois bien les faire souffrir un peu quand je corne une page (pas de ma faute, j'aime pas les marques pages, et pourtant j'ai bien essayé, mais le livre et moi c'est une relation exclusive). Je les habille un peu quand je les tâche...

Je vais vous dire mes livres préférés, c'est les livres âgés. Ceux qui ont les pages virant sur le marron, qui sentent un peu le moisi... C'est avec ceux là que je m'entends le mieux.

Mais quand même. Corner les pages ça va. Les envoyer balader au travers du pièce. Non. J'appelle ça de la torture, Monsieur.
Ouai. C'est ça. La prochaine fois qu'il me dit avec son air de je sais tout : "un livre ça vit". Je lui réponds du tac au tac : "Ben justement, t'es pas obligé de lui faire mal, en plus moi je te balance pas comme ça quand je veux plus te parler (je pourrai pas d'ailleurs)".

Fallait pas me vexer.
Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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Dimanche 31 août 2008


Groix, c'est partir d'ici, arriver à Besançon, courrir les rues pour se trouver un passe temps. Repartir de Besançon, arriver à Paris Gare de Lyon, aller à Gare Montparnasse par le métro, les doigts un peu trop dans le nez (mais ça ira quand même). De Paris, aller à Lorient, tomber sur des gens sympathiques qui vous expliquent où est le bus pour aller à l'embarcadère, des gens qui dans leur aurevoir, vous disent "bonnes vacances" en se disant "celle là elle fait plaisir à voir" (moi rien qu'à être moi je me faisais plaisir). Arriver très à l'heure pour le dernier bateau. S'apercevoir qu'il est en retard parce qu'accident pour le port de Groix et se dire que non non ce n'est pas un mauvais présage. Monter sur le bateau, prendre le vent en pleine figure et sentir que déjà nos lèvres ont un goùt de sel. Rentrer dans le bateau et coller sa tête sur la vitre pour voir l'île arriver (alors que c'est le bateau qui arrive, en plus je me suis cognée la tête un bonne dizaine de fois à cause des vagues). Discuter avec des gens sympathiques (encore, et se dire que cette fois c'est un bon présage), qui vous prennent pour une bretonne alors que vous êtes moitié parisienne moitié franc-comtoise (mais peut être que le mélange des deux ça donne bretonne, allez savoir). Voir JM avec son Kway orange sur le port qui vous attend. Trépigner avec lui de la surprise qu'on va faire aux parents. Réussir sa surprise mieux qu'on ne l'avait pensé. Se demander quand même qu'est ce qu'on fout là.

Groix, c'est du vélo sur des vélos tous rouillés, dégonglés, crevés. C'est pédaler pour respirer. (La Globule, j'ai pas fait exprès pour les "é") Aller cueillir des mûres avec son papa et se piquer comme quand on était petite. Se baigner dans une mer très froide et très belle et très salée. Très plein de sable aussi. Faire des barrages de sables de vagues avec Léo et attendre que la mer avale (c'est bosser pour rien en fait). Se mettre dans les vagues et se marrer comme une gamine quand elles vous font rouler comme une machine à laver. Manger des crêpes bretonnes avec du sable dedans (c'est meilleur ça fait croquer). Regarder des dessins animés Walt Disney (les vrais, Rox et Rouky, Robin des Bois et compagnie) et se rendre compte que ça a pas changé, on adore toujours autant ça. Détester le vent. Trimballer du sable partout. Rencontrer des gens qui changent votre vie, celle d'aujourd'hui et celle du passé. En fait celle de demain aussi. Faire des siestes. Se disputer pour savoir qui va faire la vaisselle (et qui l'a faite ce midi). Regarder la mer et se dire qu'elle vous fait peur. Pleurer parce qu'on est fatiguée. Appeler J. qui vous fait rigoler et remet la vie comme elle doit être à ce moment là. Légère, simple, apaisée, apaisante.

Groix, c'est repartir, quand même un jour. Repartir avec Maman Violette et Papa Ti'nouilles. Se faire dorloter comme une petite fille de 7 ans. Prendre des photos sur le bateau. Dormir dans le camion rouge. Faire une pause douceur à Nantes dans la famille. Ecouter de la musique d'ado. Voir la vie défiler par les vitres. Etre préssée de rentrer pour mettre à jour les projets. Avoir peur de pas retrouver le même J. Celui qu'on aime de nous avoir laissée partir pour mieux nous retrouver. Quitter Papa et Maman, trop vite et mal. Retrouver J. Le même.

Groix, ce n'est pas que ça en soit. C'est moi qui suis partie. J'y ai trouvé ce qu'il y avait à trouver. Moi, petite fille, voulant jouer avec la vie, lui sourire, faire un pied de nez au monde d'adultes. Groix, c'est l'île aux fées. Une pause, un rêve, une empreinte...
Par Boumille - Publié dans : J'invente ma vie
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