Mercredi 28 janvier 2009
3
28
/01
/Jan
/2009
22:21
Là, c'est la vraie débandade. Pas la même débandade que quand Simba se fait attaquer par les antilopes dans le Roi
Lion (j'ai des supers références, je sais). Non, c'est juste le gros n'importe quoi dans ma vie.
Bon il faut dire que 2 aller-retour Paris Besançon en l'espace de trois jours, c'est pas conservateur. Enfin si ça conserve bien la
fatigue. Ce matin j'avais rendez vous à 11h, mais vendredi matin. Je suis malgré tout sorti chez moi, j'ai pris ma voiture et j'ai eu la présence d'esprit de vérfier leur du RDV. Bon ben j'ai fait
demi-tour. Pas grave.
Bonne nouvelle, je vais à l'oral de Montrouge, première étape de passée pour mon concours. L'écrit que j'ai passé hier à St Honoré
était très... actuel. C'était sur les blogs. La bonne blague. Autant dire que j'étais dans mon bocal. Et que ça tournait bien rond.
Sinon, si quelqu'un veut m'offrir un porte manteau, il est le bienvenu. J'ai ai marre que mes manteaux servent de lits à mes
chats.
Ah oui, aujourd'hui, je me suis mise à cuisiner à 21h, un hachi-parmentier. Alors quand j'ai eu fini à 22h17, le train de la faim
était passé. Ou alors mon hachi était pas terrible.
Et puis comme vous le remarquez, je vous avais promis une révelation. Une promesse, on la tient. Ben non, moi j'ai
décidé que j'allais être une grosse menteuse j'allais vous faire patienter un peu. Bon je vais quand même vous donner une petite mise en bouche.
Je vous donne trois propositions, à vous de trouver la bonne, de choisir celle qui me convient le mieux. Enfin je vous rassure la
révélation ne sera pas en fonction de vos choix. Encore heureux tiens.
Donc petit 1 : Je suis prise pour aller à la Nouvelle Star, saison 2009
Petit 2 : Je suis enceinte, j'accouche dans 2 mois, de 2 jumelles J'ai posé nue (enfin pas du nu qui
choque, on s'entend) avec des blogueuses pour un challenge très original.
Petit 3 : Je pars au Niger, pour une association humanitaire, la semaine prochaine pour 3 ans.
Voilà, rappelez vous, que quoi que j'ai fait ou que je fasse, c'est moi, je suis responsable, organisée, inconsciente, sérieuse, impulsive. Enfin, bref que ce que j'ai accompli ou vais accomplir, c'est la tête
froide sur les épaules. Je dis pas ça pour me donner bonne conscience. Celui qui trouve la bonne réponse, je lui donne une carte
supplémentaire pour découvrir la révélation. Le chanceux.
Par Boumille
-
Publié dans : J'invente ma vie
-
10
Lundi 26 janvier 2009
1
26
/01
/Jan
/2009
16:02
De gauche à droite : Piou, Mamy Majo, Adèle,
Boumille
Je n'ai pas toujours aimé le train.
Aujourd'hui, il m'aide à m'accomplir.
Dans le train, il y a des vieux qui ronflent comme s'ils étaient chez eux, des étudiantes qui essayent d'étudier (chose que je n'ai jamais réussi à faire -dans le train- ), des ados avec
leur musique plein les oreilles, des amoureux qui ne savent plus que le monde autour d'eux n'a pas vraiment changé, il y a des cadres sérieux qui laissent leurs ordinateurs quand ils vont aux WC,
il y a toujours des gens surchargés, il y a souvent des personnes qui ont l'air triste.
Et puis, il y a les enfants. Ce jour-là, c'était une petite fille avec sa grand-mère. Je dormais. Je commençais à avoir la bouche qui s'ouvrait toute seule tellement je dormais. Un cri
d'enfant m'a réveillée. Je me suis dit "chiotte, voilà un braillard." Accompagnée à ce bruit disgracieux, deux autres voix très douces, qui parlaient presque bas. Je n'ai pas ouvert les yeux.
J'ai quand même compris que l'une de ces voix appartenait à la grand mère de Clara. Clara la braillarde. Clara a pleuré quand le train est parti. Mais Mamie a consolé et assuré que Papi
l'attendrait au train.
Tout d'un coup, cette scène a fait tiquer mes souvenirs. Ma Mamy à moi. Mamy Majo avait la couleur fushia et violet un peu partout sur elle. Sur sa petite fille qu'elle emmenait en voyage
aussi. Elle parlai taussi avec une voix pleine de ronds qui ne laissait présager que le bon côté des choses quand elle était responsable de moi. Quand elle secouait son pantalon, comme sa soeur
Clarisse, ça sonnait de partout. Gling gling bling. ça n'a pas l'air distingué, mais c'était un geste de madone qui s'ébrouait de féminité.
J'avais dû partir au moins une fois avec ma grand-mère, je me demande si j'ai pleuré quand j'ai quitté mes parents. Et que comme ces deux grands-mère, elle m'avait dit : " Tu as entendu la
dame du train ce qu'elle a annoncé ? Elle a dit qu'il y avait une princesse dans le train et qu'elle s'appelle Clara. C'est toi, non... ?"
Quand j'ai ouvert les yeux pour voir à quoi pouvait bien ressembler cette affabulatrice, je n'ai pas pu m'empêcher d'être déçue. Ces dames devaient avoir le même âge que Mamy Majo quand
elle est morte. Et pourtant, elles ne lui ressemblaient pas. La peau à peine ridée, des vêtements à peine brillants, des cheveux bien colorés, des bijoux que je pourrais moi-même porter, elles
pianotaient sur leur téléphone, un balladeur branché sur leurs oreilles. Ma grand-mère, au même moment, il y a 19 ans, dans un avion, remplissait un cahier, elle me dessinait avec elle et
écrivait : "Petite fille aux cheveux blonds..."
Ce jour-là, j'étais donc le train, en partance pour une incroyable expérience. Incroyable est le mot. Je crois que certain ne vont en croire leurs yeux. Mais
c'est encore secret. Révélation Mercredi...
Par Boumille
-
Publié dans : J'invente ma vie
-
8
Dimanche 25 janvier 2009
7
25
/01
/Jan
/2009
22:40
Journée mystère, journée train... j'avais même écris un article dans le train, mais là trop de fatigue, demain je raconte,
promis...
Par Boumille
1
Vendredi 23 janvier 2009
5
23
/01
/Jan
/2009
15:08
Depuis quelques matins, je déjeune avec les chats, un bouquin et la radio. Enfin, c'est comme si. Je n'accepte pas les chats à ma table. Et je ne peux me concentrer ni sur les mots, ni sur France
Inter.
Je rentre dans la chambre, il dort encore. Plus pour longtemps. Son corps est brulant, comme tous les matins. J'ouvre les volets. Le toit est gris. Plus gris que d'habitude. Parce que le
ciel est gris lui aussi. Le vent souffle. Je n'aime pas le vent. Un bruit inhabituel. Un bruit qui pousse et casse, rafle.
J'aurai aimé te prendre en photo. Cette photo qui n'exitera jamais que dans ma tête. Toi sur le rocking-chair, sur le lit, les chats à tes pieds. Trônant avec ta guitare. Avec ton air
insolent. J'écris toujours la même chose. C'est toujours comme ça. J'aimerai toujours mieux parler de toi que du mauvais temps et du vent qui me fait peur.
D'ailleurs, ça y est, un rayon de soleil est passé par la fenêtre. Je peux éteindre la lumière. Et te voler tes sourires.
Par Boumille
-
Publié dans : J'invente ma vie
8
Mercredi 21 janvier 2009
3
21
/01
/Jan
/2009
16:03
"... le public n'avait pas dit non". C'est le réalisateur Jean-Marie Poiré (le Père Noël est une ordure) qui parle. Car avant d'être réalisateur, il
chantait. Les Frenchies, ça s'appelait. Le journaliste montre sur le grand écran quelques images du groupe et comme c'est un film vieux, ça fait plus vrai que vrai. Poiré porte un casquette
presque publicitaire, un vieux blouson en cuir et une écharpe violette. D'où je suis, ses traits semblent flous. Je n'ai pas mes lunettes. Mais même, cause à la casquette, aux lunettes (les
siennes et les miennes que je n'ai pas), je n'arrive pas à définir son visage. Je ne sais pas quelle tête à Jean-Marie Poiré. Mais il a une voix. Et il parle. Il raconte. Le journaliste peine à
poser ses questions tellement le flux est régulier, intense et sans accrocs. Il aime ce qu'il a fait. Il aime son métier. Ce n'est pas lui qui le dit. C'est moi. Dans tous ses mots qu'il nous
donnait, comme un parent raconte un conte à son enfant pour qu'il s'endorme, il nous montre que son métier est comme les autres. Il faut grappiller, oser, voler, mentir, écraser d'autres fourmis
moins habiles. Il faut savoir vivre des aventures que l'on saura faire revivre en grand. Tout ce qu'il raconte a l'air aussi réel que dans la vraie vie. Ce sont des anecdotes par milliers, des
leçons, de la morale, l'apprentissage de soi en quelques sorte... "Les acteurs, ils ont ce petit truc, vers 8 ans et demi qui se casse et qui les empêche de grandir. Heureusement, sinon ils ne
pourraient pas faire tout ce qu'ils font."
C'était donc le salon du Cinéma du 16 au 18 Janvier à la Villette. Le tapis rouge était avancé. Les maquilleurs professionnels, les vieilles caméras, les
improvisateurs, l'école de l'ESRA en plein vrai tournage, les cascadeurs, les animaux dressés, les yamakasi, les acteurs, réalisateurs, étaient tous présents pour faire tourner le rêve. On s'y
croirait presque. Sauf que. Entre l'espace dédié aux intervenants et ceux des cascadeurs, se trouvait un autre espace. Stands d'écoles de réalisateurs, d'acteurs, de monteurs, d'ingénieurs du
son.... Cet espace m'a rappelé de mauvais souvenirs. Période où je m'illusionnais de me lancer dans ce monde plein d'étoiles. Mais cet espace est réservé à l'élite ou à ceux qui ont de l'argent.
Par curiosité, j'ai discuté avec un directeur d'une de ces écoles. Rien n'a changé. L'année coûte toujours 7000€ et avec comme seule aide un crédit à vie.
Mieux vaut se dire que rêver devant l'écran, ça coûte moins cher...
Par Boumille
-
Publié dans : Critiques
-
3
C'est vous qui l'écrivez