Les petits bonhommes de chemin

Publié le par Camille

Ne sont pas si petits que ça.

Samedi 17 Février 2007. Soirée avec deux filles et une dizaine de copains. Copains. J’ai bien dit. Visionnage de leurs photos de vacances en Espagne…

Ça ne m’était jamais apparu. Leurs rires. Leurs sourires. Leurs visages pleins de soleil. Leurs coudes serrés et la tête penchée les uns vers les autres. Les bras reliés. Pas liés. Pas enchaînés. Les conneries à eux tous. Leurs équipes de volley, natation, de foot. La bosse de l’un. Le tatouage d’un autre. Et les bracelets. Chacun le même. Rouge. Ils sont tous un.

Et lui. Absent. Beaucoup. De ces photos souvenirs. Et mes souvenirs de ses vacances. Leurs vacances. Pour moi un cauchemar. Pleurs tous les jours. Rentre. S’il te plait rentre. Non. Je ne peux pas. D’accord tu ne peux pas. Je l’ai haït. Je les ai haïs. De me l’emporter dans un monde inconnu.

Mais aujourd’hui en regardant son absence des photos, le vide dans ses yeux, le livre collé à sa main, et enfin, eux… je me dis comment j’ai pu. Regardez-les. Bien. Ils ne sont pas comme les dix doigts de la main réunis. Ils sont la main (pas celle de la famille Adam’s). Ils sont là. Vrais. Puissants. Forts. Infaillibles. Inébranlables. Brillants. Lumineux. Mais enlevez en un. Bourrez lui le crâne de conneries plus grises les unes que les autres. Plus rien ne sera pareil. Pour lui. Pour eux. Vous, on s’en fout. Vous vous en foutez. Vous ne vous en êtes même pas aperçu… ça ne vous atteindra même pas.

Le danger est de tomber amoureuse d’un de ceux là. Pour vous ? Oui un peu. Surtout si vous avez trop de fierté, de possessivité et que vous voulez qu’il vous appartienne.  Vous passerez sûrement des soirées entières à enrager de passer après ou en même temps que ses copains chéris. Dur. Mais le vrai danger est pour lui. Ne croyez pas que vous serez un jour, TOUT pour lui. Vous êtes importante. Oui d’accord. Mais eux. Eux c’est vital. Pas pour le foot, la musique, ou Photoshop de Jjkijlo !!!! Non pour ce que j’ai dit plus haut. L’amitié des garçons est indéniablement un truc magique. On ne peut d’ailleurs pas l’expliquer. Nous les filles, on trouve ça con. Parce qu’en plus ils ne savent pas parler. Alors comment ? Ben… c’est comme vos parents. Ils vous on appelé Bernadette. Eux, leurs prénoms, leur amitié les a liés.

Je vais me faire taper, me faire traiter de tous les noms, parce que tout ça vous semble ignominie. Mais regardez les, encore et encore. Au moment où vous aurez envie de dire « oh j’en ai marre, ils me saoulent ceux là », vous allez le voir. Pour vous aider ajoutez à cela quelques gouttes d’alcool, un fond musical des Strokes, votre amoureux qui respire tout à côté de vous, et tout autour, eux, avec leurs marrades à fond les ballons. Là. Voilà c’est là. Le fil qui les tient tous debout ensemble. Ne le coupez pas. Ils se casseront la gueule.

Jamais. Je le jure. Jamais je ne lui demanderai de sacrifier ses copains pour moi ou quelconque autre chose.

                          A toutes les filles qui ont un                                                                                                                         un amoureux, qui ne savent                                                                                                                     pas  trouver leur place au milieu de                                                                                                                    ses copains...  Pas facile, c'est vrai.

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Publié dans J'invente ma vie

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Coucou, votre blog est trop magnifique ! Je viens tous les jours et cela me plait beaucoup!!! Merci et bonne continuation !