Sans papier, ni crayon...

Publié le par Boumille

Photo hors contexte, mais imageant bien mon sentiment de la journée. Deux amoureux dans un jardin du palais de Monaco

Parfois je me demande comment ils faisaient les gens quand ils pouvaient pas écrire. Pensaient-ils moins ? Sommes nous plus évolués parce qu'on a plus de moyens d'expression ?

Il y a des journées, comme ça, où tout semble être touché par la grâce. Pourtant il faisait pas beau. Parfois ce n'est pas rédhibitoire. Pourtant je n'aime pas vraiment les dimanches. Parfois, ça existe, les exceptions.

J'ai appris à faire des samossas aujourd'hui, grâce à ma mère. Y a beaucoup de choses grâce à ma mère.
En fait ça a commencé beaucoup plus tôt. Je me suis réveillé aux cotés d'un bonheur qui n'a pas besoin d'être nommé, à part pour l'appeler Bonheur. S'il avait le don d'être de bonne humeur et de m'envoyer un sourire, ma journée pouvait être pleine de félicité. Il a continué en faisant le clown, mettant un short à moi. ça a fait rire ma mère.

Les chats étaient là, en bas de l'escalier se mélangeant de chaleur.

La cuisine sentait les pancakes. De ma mère.

Après les samossas.

Mon père m'a fait choisir les planches pour ma bibliothèque, celle dont je rêve depuis que ma mère m'a transmis qu'un mur plein de livres, y a rien de plus constructif.

Je suis partie, j'ai pris le train. Une fille encore petite fille m'a dit bonjour en souriant alors que je l'a connais même pas.  Le train neuf multicolore que j'aime bien. Plus il avançait, plus les nuages s'échappaient. C'est le soleil qui a gagné. Il y avait une petite fille avec des couettes brunes et des yeux très bleus. Je sais pas comme elle s'appelait. J'aimerai bien qu'elle s'appelle Cerise. Le train est arrivé.

J'ai marché dans la ville, passé sur le pont, franchi les passages cloutés, fait du bruit avec ma valise sur les pavés. Une vieille belle dame m'a sourit. Je suis arrivée chez moi, il y avait plein d'enfants dans les escaliers.

J'ai vite marché pour aller voir les Mots Doubs, vite bientôt ils s'envoleront. J'avais le trac au ventre d'aller rencontrer tellement de livres. Je suis passée et repassée devant tous les stands, j'ai vu Richard Borhinger, il est pareil qu'en faux. Je me suis décidée pour Marcus Malte. J'en prenais un. Je lisais la quatrième de couverture. Aller je le prends. Deuxième : idem. Troisième : euh, non, j'exagère là. A ce rythme là, je me suis vu acheter tout son étalage. Les heureux vainqueurs sont : L'échelle de Glascow et Poser ma besace à Besac (au début j'ai cru que c'était une pub). J'ai eu le bonus d'avoir les livres dédicacés par Mr Malte et des explications d'écritures.  Chouette.

Belle journée. J'avais envie de tout écrire. Et rien pour le faire, pas de papier ou pas de crayon, à part ma tête. Et la tête, c'est un peu parfois comme les photos, ça transcrit mal les émotions...

Vraiment, je me demande comment ils faisaient, avant, les gens....

Publié dans J'invente ma vie

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voyance gratuite en ligne par mail 27/02/2017 16:34

En effet, cette réalisation est une vraie merveille, merci pour cet article en tout cas.

voyance gratuite 08/06/2016 17:31

J’avoue que vous faites un travail extraordinaire qui me fascine.

violette7 16/09/2008 21:05

C'est en Afrique en lisant Camille Caudel d'Anne Delbée que j'ai eu envie que le Bébé s'appelle Camille. Doula, le peul, a dit c'est une fille, elle s'appellera Mariama....Comme toi je sais cette main dans la tête qui me démange... j'ai presque toujours écrit sur les murs ou noircit des cahiers retrouvés dans une valise ce weekend et pas compris comment vivre sans les mots..et tes mots du bonheur dans les petites choses...comment ne pas être heureux alors..samossa, chèvre ou courgette ou les deux?

Boumille 17/09/2008 22:44


En faisant du rangement, j'ai retrouvé des carnets... gribouillés de phrases, de mots, de lettres...