Atelier d'écriture #1

Publié le par Boumille


Elle s'était rendue à un entretien pour être Barmaid au Nouveau Théâtre de Besançon. Elle avait attendu dans le hall rouge et or, pourtant il faisait froid. Ce n'était pas un très beau jour. En attendant, elle avait récolté plein de prospectus sur les spectacles, des stages culturels... Et puis elle était tombée sur ce dépliant des Sandales d'Empédocle qui se terminait sur un article annonçant un atelier d'écriture.

Un atelier d'écriture... Un rêve à peine balbutié, entre-ouvert. Mais un rêve quand même.

En revenant de l'entretien, elle n'avait pas pris le bus, elle avait marché. Elle aimait marcher dans cette ville fourmillant de tant de sérénité. Marcher l'avait amenée à passer devant les Sandales d'Empédocle. Elle n'avait même pas hésité, était rentrée et ressortie deux minutes plus tard, un bout de rêve accompli accroché à son sourire.

Elle en avait parlé à tous ceux qui pourraient comprendre ce que ça voulait dire pour elle. Tous avaient bien compris. Tous l'avaient accompagnées pour avoir la force d'y aller.
Un rêve fait parfois peur.

Mais la veille du 11 Octobre, elle n'avait plus peur, elle se sentait impatiente, voulant partager, écouter, découvrir, autre chose que son propre univers, douillet, oui, mais trop exhaustif.

Le lendemain, pendant 5 minutes, elle avait eu peur. Elle ne trouvait pas le bar. Coincée dans une rue qui partait dans tous les sens, elle voyait un sens de sa vie s'échapper. Elle était paniquée, terrorisée même. Elle était rentrée dans le premier bar et avait demandé où était le bar de l'Ermitage. C'était là. C'était ce bar. Un bar froid, un bar du matin à peine réveillé. Mais il y avait ces quelques personnes qui attendaient, comme elle, les yeux écarquillés par l'inconnu. Finalement, il ne faisait pas si froid que ça. Elle avait juste eu peur.

Christophe Fourvel était enfin arrivé. Tout lui avait sembler simple dès le début. Parler à un écrivain, un vrai, sans gêne, l'écouter sans se disperser. Prendre ce qu'il avait offrir fut le plus facile. Un jeu d'enfant comme de manger un barbe à papa. Découvrir les univers d'autres personnes étaient enveloppant. Oui, elle s'était rechauffé de cette couverture de San Francisco, de Montevideo, de l'Inde, du ciel, d'Arles et de Barcelone...

Quand il avait proposé d'écrire, elle avait écrit. Au début sans savoir et puis au fil des mots, son esprit s'unifaint à ses souvenirs. Elle écrivait soudain d'une façon nouvelle pour elle. Ecriture prolifique, ils appellent ça. Tout venait. Il fallait faire le tri, choisir ce qui avait lieu d'être écrit.

Elle était ressorti du bar avec une paire d'ailes, sa vie ayant enfin pris le sens qu'elle voulait.

Publié dans Atelier d'écriture

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Boumille 20/01/2009 17:05

A Jack Larsen : C'est noté, merci beaucoup !!!

Jack Larsen 20/01/2009 14:44

atelier? écriture? besançon?Viens chez moi, t'auras le lien vers les soirée slam...sinon, touts les samedis (hors vacances scolaires), à 14h à L'entrepôt (57 ch de halage de Casamène), atelier d'écriture. J'en suis.

nath 25/10/2008 12:43

Belle idée pour toi qui écris déjà si bien d'aller dans un atelier d'écriture ! ça fait tellement de bien... il y en aura d'autres j'espère !bises

violette7 22/10/2008 15:23

à la première lecture sa mère lui écrivit : barbe à Papa! la fille surprise lui demanda pourquoi? Ben t'avais pas dit dit qu'il fallait trouver le mot?dit la mère -le mot de quoi ?reprit-elle. J'ai rien demandé moi! Ah bon répondit la mère, je croyais ça moi et d'abord justement t'as pas déjà parlé de barbe à papa alors que franchement , ton père est plutôt dépoilu comme dit ton frère!