Article 2 en 1. Critique. Extrait.

Publié le par Boumille

"[...] je voudrais que nous tentions ensemble de restituer un tout petit bout d'autobiographie qui accepterait de faire la part du vécu et celle du lecteur (ou du spectateur) ; tenter de restituer les liens qui se sont établis entre des moments de notre existence et les paroles que nous murmurent à l'oreille les oeuvres aimées. Pour cela, nous lirons ensemble, nous écrirons, nous discuterons." Christophe Fourvel.

 

Voici donc le début de ce que j'ai écrit dans cet atelier. Il tombe à point car je voulais écrire un article sur le dernier chef d'oeuvre de Woody Allen. Ce n'est qu'un extrait, la suite de ce que j'ai écrit viendra plus tard, à un autre moment et ailleurs. Surtout ailleurs.


"Barcelone – Besançon. Deux villes éloignées, qui ne se connaissent sûrement pas, d'ailleurs. Je ne ressemble ni à Vicky, ni à Christina. J'habite Besançon et je n'ai jamais vu Barcelone. Pourtant, je me suis appropriée Vicky Christina Barcelona de Woody Allen, comme s'il était mien. Ma vie ne lui ressemble pas. Elle a juste atteint le même sens.

Douce chaleur. Jaune orangé. Amour simple. Accepter d'aimer. Sentir une chaleur qui ne colle pas, n'oppresse pas. Comme ces amours. Ces amours sereins. Pas de souffrances mises à mal. Le vert est là. Dans tous les jardins. Le vert puis de nouveau ce jaune orangé quand vient son temps. C'est accepter d'aimer. Ou de ne pas aimer. Et de ne pas s'acharner sur quelque chose qui ne peut pas exister."

 

J'ai lu très récemment des critiques sur ce film et même celles qui l'acclament ne vont pas du tout dans mon sens. Elles parlent d'amours impossibles, désespérés. Je n'ai pas du tout ressenti le film de cette manière. Oui, il termine sur des non-lieux, mais les souvenirs et la place qu'ils laissent ne sont-ils pas bien présents ? Nous faisons tous des choix sur la manière de vivre l'amour, nos amours. Ces héroïnes là ont fait des choix, certes, qui peuvent paraître cruels pour elles. La différence avec un amour qui souffre, c'est qu'elles assument ces choix. Et ça me paraît être la chose la plus normale. Où est le désespoir ici ? Je prie Woody de m'excuser de percevoir son film, non pas comme un film reflétant les bas fonds de l'amour, mais au contraire, de m'avoir donné une envie de second souffle dans ma propre histoire.

Publié dans Critiques

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Agnès 03/11/2008 22:52

Bon anniversaire Camille !Alors ce gâteau 3 chocolats ???
 
 
 
 
 

Boumille 04/11/2008 14:27


Merci, il était délicieux, mais de toutes façons, Maman Violette et les deux derniers, m'avaient concocté un repas de princesse !!!


nath 02/11/2008 20:02

joyeux anniv Camille !!! bises(et j'aime bcp ton texte sur le film...)

Boumille 04/11/2008 14:29


Je suis contente que tu viennes faire des petits tours sur mon blog. Je me suis offert le réflex pour mon anniversaire. Les photos de concerts sont sublimes....


charlotteb 02/11/2008 18:24

alors et cet anniversaire !!!happy 22 camille !des bizzzz !

Boumille 04/11/2008 14:29


Un anniversaire comme tous les ans, unique et spécial que pour moi.


Ori 29/10/2008 09:29

J'adoré! J'ai rêvé de Javier toute la nuit mdr!

Woody 28/10/2008 15:39

Elle est trop forte cette Camilla Besancon Barcelona !!! Elle a tout compris à mon film... ;-)