Cinéma, c'est ma peau

Publié le par Camille

C'est comme ça. On se réveille un jour, et alors qu'on a jamais su ce qu'on allait faire de notre vie (a part maîtresse, c'est vrai que c'est bien maîtresse, non ? bof, pas terrible), et ben là ça apparaît comme une révélation. ding dong. oui bon on va pas en faire une montagne, mais quand même. Surtout que l'idée paraît vraiment folle. j'entendais déjà les "oui et ça te mènera où ? " ah ben ça, bonne question. j'en sais rien maman. mais ça me fait vibrer les tripes quand j'y pense. c'est comme la chenille au parc d'attraction.
Et puis arrive ce jour où vous découvrez que vous avez une cousine réalisatrice (oui oui c'est vrai) et une tante qui a fait la télé au Niger (je sais pas ce que veut dire "faire la télé", je ne fais que rapporter). Donc évidemment comme toute petite gens bête et idiote, je me dis "waouh, saperlipopette et corne de grenouille, j'ai peut être ça dans le sang". Et le sang pulse à 3000Km/h à ce moment là.
Enfin, vous arrivez au début du rêve. (parce que ça, c'est l'avant-rêve, pas comme les avants-premières). Tout est ficelé, emballé. mon premier film. rien de grandiose. Cinquante personnes sur cette terre ont dû le voir. Oui mais. Vous êtes tombée amoureuse. Filmer, poser les questions, écrire le scénario, cadrer, monter, couper. et ouistiti ! Pfououou. Ça fait tout drôle. Le mini succès vous monte à la tête. En bien, en mal. C'est pas très grave.
Je sais que c'est en moi, que personne ne pourra l'enlever. Surtout pas les t'y arriveras jamais ou ça mène où. Le cinéma est mon amant. A ma disposition. je vais le chercher quand je veux. il est toujours là pour moi. S'il me fatigue, je dis hasta la vista. Et sagement, il se tait. Jamais longtemps, Parce que c'est rare qu'il me fatigue.

 

 
FIN


Publié dans J'invente ma vie

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